28 octobre 2014

Un étron pour la santé?

étron

Voilà une nouvelle aux senteurs bien …singulières…

Une banque de selles aux États-Unis récolte des selles pour en faire des gélules curatives.

Faire avaler ces gélules à base de excréments matières fécales (ça fait plus propre) à des patients souffrant d’une pathologie dénommée « clostridium difficile« , les guérirait de leurs tendances diarrhéiques.

Le site du Journal Le Point rapporte que la banque de selles d’Open Biome recueille les selles, les traite et en fait des gélules, vendues aux hôpitaux.

Senon  Carolyn Edelstein, directrice des partenariats pour Open Biome, « Les selles d’un donneur en bonne santé sont transplantées dans le colon d’un malade, au moyen d’une coloscopie, d’un lavage intestinal ou d’une sonde nasogastrique. Ainsi, les bonnes bactéries présentes dans le colon du donneur repeuplent celui du malade, jusqu’à surclasser la bactérie clostridium difficile. »

De plus, les donneurs sont récompensés à hauteur de 40 dollars la séance de trente minutes.

Pour nous Ivoiriens, et je me laisse tenter à croire que c’est le cas pour tous les Africains, si nos déjections pouvaient sauver des vies, ce serait déjà une bonne nouvelle. En effet, des personnes se réjouiraient déjà que l’Afrique puisse en fournir autant.

Déjà qu’on ne sait pas quoi faire de nos ordures ménagères, on aurait trouvé là une solution à nos réseaux d’égouts inexistants.

Mais encore, on ne livrerait pas pour rien nos précieux étrons. Détrompez-vous, on les vendrait !

Et les pharmaciens pourraient se réjouir du nombre de laxatifs qu’ils écouleraient en si peu de temps Parce que tout le monde voudra se donner les chances de gagner plus.

On raconte même que pour les motiver, on les encourage à battre un record du plus gros caca. Si cela arrivait sous nos cieux, on devrait jouer à Cendrillon, histoire de retrouver celui qui se sera défait de son plus grand besoin dans une sombre venelle par une nuit sans lune.

Car des excréments chez nous, on en trouve autant dans les broussailles que dans les rues mal éclairées et les bords de lagune.

Désormais, quiconque s’abstiendra de tirer la chasse aura noblement contribué à chasser le clostridium difficile hors de l’espèce humaine

 

 

 

 

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Commentaires

mandanye
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Tchiaaa mon cerveau n'intègre pas encore bien l'affaire mdr vraiment c'est pas facile d’être malade lol

Maxtan
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Que ne ferait-on pas pour la Santé Danielle

larissakouassi
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Le châtelier avait raison, rien ne se perd... Mais avaler des comprimés en sachant que c'est à base de m***. C une autre histoire, que je n'aimerais pas conter :)